L’art martial de la communication

Il existe plusieurs mythes au sujet du développement personnel, notamment qu’il se divise en deux catégories : les femmes d’un côté, névrosées et fan de psychologie potache, les hommes de l’autre, prêts à devenir coach pour coacher, surtout pas être coaché.

De mémoire de femme, lorsque j’officiais en tant que coach d’entreprise pour le compte d’un cabinet de consultants (majoritairement masculin), je n’ai coaché que des hommes. Des managers plus ou moins volontaires. Evidemment, moins que plus. Sur l’ensemble des accompagnements effectués, un seul manager jouera vraiment le jeu, faisant preuve de curiosité vis-à-vis de lui-même, prêt à saisir et honorer cette opportunité coûteuse que lui offrait l’entreprise, pour grandir et s’améliorer dans le but d’améliorer sa gestion du stress, son mode de communication, son niveau de confiance et même son salaire !

Je me souviens de cet autre manager résistant de toutes ses forces au coaching (croyant me résister alors que c’est à lui-même qu’il résistait) qui m’avouera regretter son attitude et repartir avec cette désagréable impression d’être passé à côté de lui-même…

Les croyances ont la vie longue.

Oui, les hommes ont du mal à s’exprimer. Oui, les hommes ouvrent difficilement leur coeur et rechignent à sonder leurs pensées par peur d’y retrouver les croyances de leur enfance… Ces fameuses croyances que les femmes, leurs mères et les hommes, leurs pères, leur répétaient : tu seras un homme mon fils, sous-entendu, tu ne pleureras pas, tu te battras si nécessaire, tu te relèveras chaque fois que tu tomberas… D’où la peur légitime des hommes et leur difficulté à être eux-mêmes, a fortiori sur leur lieu de travail.

Peur d’être vulnérable, par crainte de ne plus coller au stéréotype du mâle ?

images-2.jpegPourtant, le stéréotype qui attribue volontiers aux hommes la stature de grand capitaine dans la tempête et aux femmes de moindres capacités de résistance au stress en situation critique, serait faux. Une récente étude de l’Institute of Labors Economics (IZA) allemand vient contredire radicalement cette intuition collective.

Le monde change. Les hommes aussi !

images.jpegC’est après les bouleversements dus au féminisme que les premiers groupes de paroles d’hommes se sont constitués en Amérique du Nord, autour d’une question : comment redéfinir la masculinité alors que les repères traditionnels ont vacillé ? Aux Etats-Unis, le Mankind Project, apparu il y a plus de vingt ans, propose des stages et compte désormais trente mille membres des deux côtés de l’Atlantique.

En 1992, au Canada, le psychanalyste Guy Corneau, auteur du best-seller Père manquant, fils manqué (Editions de l’homme, 2004), a fondé le Réseau hommes Québec. Depuis, son enseignement s’est étendu, notamment en France (www.productionscoeur.com ). Des groupes de paroles masculins existent également pour les hommes violents.

Aujourd’hui, la blogosphère regorge d’hommes s’intéressant à la performance et au bien-être des hommes, quand les femmes, elles, proposent du développement personnel au féminin. Du coup, les deux se retrouvent encore une fois séparés !

Tous pour un. Un pour tous !

Voilà pourquoi, un brin moqueuse et toujours très joueuse, j’ai choisi d’organiser l’atelier « Joue Ta Vie de Gentleman Warrior », en compagnie du jeune Thibaud Laroche, (au centre sur la photo) avec la volonté sincère de rassembler hommes et femmes autour d’un sujet qui leur est commun : leur humanité.

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Vous l’aurez compris, je suis une partisane de l’unité, car que l’on soit homme ou femme, on est HUMAIN avant tout et sur le Ring de la Vie, nous affrontons tous les mêmes combats : amour, solitude, chômage, conflits, maladie, carrière … nous ressentons tous les mêmes émotions, avons tous les mêmes besoins et partageons le même capital de forces et de vertus. Et c’est dans notre humanité que réside toute notre puissance.

Loin d’être futile, le développement personnel est un facteur de réussite dans la vie des gens heureux. Quelque soit son sexe, sa couleur de peau, sa religion ou son statut social,  le degrés d’influence et d’épanouissement d’un “être humain” est proportionnel à sa capacité à :

  1. se connecter à lui-même et aux autres
  2. se remettre en question pour grandir
  3. faire bon usage de sa vie

Conclusion : le développement personnel est l’affaire de tous ! Aujourd’hui, encore plus que jamais si nous voulons cocréer un monde meilleur d’ici #2025.

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Fatima

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