Wake Up!

Ce n’est pas à propos de l’argent. Cela ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Je ne fais pas ce métier pour gagner de l’argent, toujours plus d’argent, gonfler l’ego des uns ou faire exploser le mien. Ce métier c’est en quelque sorte mon destin. Destin qui est venu à moi alors que je ne l’attendais plus. Ce destin que je pressens depuis ma plus tendre enfance, et qui a fini par frapper à la porte de mon existence lorsque le 8 juillet 2010, on me diagnostiqua un cancer du sein. Ce jour-là, censé être le plus beau de ma vie puisque je venais justement de donner la vie à une petite fille, tout s’est effondré. Mon château de sable s’est écroulé. Ce beau château que j’avais patiemment construit : mon mari, notre joli loft, mon super boulot dans le Marais, mes revenus confortables, le shopping, les copines, les soirées, les voyages … Tout.

Cette nuit-là, j’ai fait un rêve.

Un rêve au cours duquel une femme me répétait « c’est parce que tu as cessé d’être ». Oui, j’avais cessé d’être. Cessé d’être moi-même authentique, passionnée, animée, en quête … VIVANTE. A 38 ans, je m’étais endormie dans les bras de l’ennui. Je gisais paisiblement sur un lit d’ouate, lovée dans mon petit confort Parisien fait d’habitudes rassurantes qui contribuaient, sans que je m’en aperçoive, à éteindre la flamme qui scintillait en moi. Jusqu’à ce qu’un jour, elle ne brille plus du tout. Mais la Vie, dans sa grande générosité, me rappela à Elle. D’une manière violente, certes, mais Elle le  fit. Car voyez-vous le changement se manifeste de deux façons : soit il vient de l’intérieur, de notre propre volonté, soit il vient de l’extérieur et dans ce cas, il nous est imposé.

Le 8 juillet 2010, le changement vint de l’extérieur. Et cet extérieur, étranger à ma volonté, m’imposa une version de l’histoire de ma vie que je n’avais ni prévu, ni pressenti.

De la salle de l’hôpital, allongée, cabossée et vulnérable, dans l’attente d’être « scanée », je pouvais voir une belle rangée de palmiers sur la Promenade de Nice et le ciel azuréen. Bleu, si bleu… C’était un signe que je ne m’apprêtais pas à mourir. Non. Ce 8 juillet 2010, je renaissais à la Vie. Et dans le bus qui me ramena vers Antibes, je savais déjà que je deviendrai Fatima alors que l’on me prénommait encore Diana …

J’allais jouer ma vie !

Ce jour-là, j’ai fait le choix conscient de me réinventer professionnellement et de revoir mon parcours existentiel. J’ai choisi de me tourner vers ma passion pour l’Humain et de consacrer mon existence à « Être » et à « Faire » ce pourquoi je m’étais incarnée : jouer le rôle qui est le mien et ainsi accomplir ma mission de vie. Ce jour-là, je suis devenue la créatrice consciente de ma vie et du monde de demain. 

Ce jour-là était donc bel et bien, le plus beau jour de ma vie !

Je vous le dis de tout mon coeur, n’attendez pas d’avoir un cancer, un infarctus ou de perdre un être cher pour enfin vivre votre vie. Jouez ! « Jouez Votre Vie ! », car c’est pour cela que vous êtes ici, sur cette si jolie Terre. Pas pour gagner de l’argent, ni pour gagner votre vie.

Ne laissez personne vous dépouiller de votre existence, ni aucun rapace se nourrir de votre essence.

Votre vie est un don.  Un « présent » que vous n’avez pas à mériter et dont vous pouvez faire bon usage pendant le temps de vie qui vous est imparti… et le « Temps », ce temps si précieux, s’est considérablement raccourci … il en reste peu pour jouer. Quelques années à tout casser.

Ne tardez pas à vous tourner vers vous-même.

Allez à l’essentiel. Là où la Vie vous apparaîtra son son plus beau jour.

Wake up !

Fatima

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